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vendredi 2 janvier 2015

Kleptomane

J'ai volé un déodorant
Sans faire attention
Il était dans ma poche à la sortie
Ou bien l'aurais-je payé ?
Ne croyez pas mes poses.
Je mime la folie, pour tendre à la sagesse.
C'est vous qui êtes tous fous !
(Je veux bien croire que tu n'as pas fait exprès de me dérober)

dimanche 19 octobre 2014

Elena della Notte

Un souvenir de laine
Dans la nuit et le vent
Jolie petite Hélène
Je m'en irai avant.

vendredi 9 mai 2014

Nixe

    Des très jolies femmes qui passent, de ces passantes, infiniment désirables, aucune ne soutient la comparaison avec l'ombre d'Hélène. De Troie, d'où son nom est tiré, elle a la naïveté face aux chevaux de bois, l'ardeur dans la défaite, la cruauté dans le combat, et l'implacable indifférences des créatures souveraines dont l'origine, inconnue, semble une filiation mystérieuse.
    Pour les danses d'Hélène, pour le miel de sa voix, pour ses courbes de laine, j'aurais trois fois renié ma foi.
    Les verres coulent avant d'être remplacés, la fumée me peint une auréole, et le charme joue des inconnues, mais elle continue de jouer avec mon cœur, le maniant sans ménagement, y mord et le recrache avec dégoût.
    Hélas.
    Jusqu'où te mentirai-je pour que quelque chose, enfin, me soit donné ?

mercredi 30 avril 2014

Hélène d'Argenteuil

Give me what thou canst
And let me picture the rest.

Hélène absente, hélas, et sa haine est tenace,
Hélène aimant, Armand, je m'y casse les dents,
Hélène dansant, salsa, je ne vis que pour ça,
Hélène au loin, c'est bien, et je ne suis plus rien.

samedi 19 avril 2014

Hélène de Troie

J'aimerais bien, Hélène, infliger mes assauts
Rouer de coups ton cœur et t'investir ailleurs
Te faire ma prisonnière et faire jaillir tes pleurs
M'abreuver à ta source enlevée au lasso

Me faire ton esclave et devenir ton maître
Te tendre mon talon et y guider tes dents
Ma tête fracasser contre tes seins d'argent
Te promettre le monde à la manière d'un traître

Mes vers : d'un grand cheval, l'armature de bois
Mon filtre y est scellé : approche-toi et bois
Je ne serai plus seul à être toujours ivre

L'amour t'emportera, te conduira à moi
Et passeront les jours, et passeront les mois
Et nous pourrons, enfin, et tout simplement vivre.