mercredi 27 avril 2016

L'Impuissance de Sercy (note sur la vanité d'une écriture), par Gary Gauthey


Il pourrait sembler étrange qu'un inconnu s'amuse à critiquer les quelques dizaines de lignes d'un autre inconnu. On a les jeux qu'on peut. Seulement, pour reprendre la référence fièrement affichée en tête du blog de Sercy, Debord, il y a des jeux sérieux. Sercy (puisqu'il tient à ce qu'on l'appelle ainsi) m'a commandé une critique du Cimetière chinois de Noyelles-sur-Mer, s'engageant à la publier quelle qu'elle puisse être, sans y retoucher une ligne. Je l'ai pris au mot, et vous livre ce que son petit œuvre m'a inspiré.

Je vais me contenter, dans un premier temps, d'énoncer une série d'évidences, avant d'en tirer les leçons qui s'imposent. Tout le monde aura compris que le projet même de Sercy relevait d'une impuissance foncière : impuissance de vivre, et bien sûr impuissance d'écrire. La solution trouvée par ce dernier, le voyage, est si banale et triviale qu'on ne s'étonne pas du piètre résultat.

Il est des récits d'échecs qui sont réussis. Celui-là est raté. Je crois savoir pourquoi.

Là où l'écriture véritable procède d'un élan, d'une nécessité, d'une inspiration véritable et concrétisée incontinent sur la page blanche, celle de Sercy opère une médiation ruinant irrémédiablement toute authenticité. Je m'explique. Il n'est pas question de contester la nécessité d'un travail postérieur à la création, de corrections et d'ajouts. Tous les grands écrivains procédèrent ainsi, de Montaigne à Proust. Mais, chez Sercy, trois stades de l'écriture sont clairement identifiables : « Ce que j'écrivais de tête », le carnet (comme le montre une photographie), et enfin le processus d'informatisation qui conduit au résultat final (d'ailleurs si mal mis en page…). En somme la possibilité d'un contact avec une intériorité profonde dont seul le style serait retouché se trouve entravé par un travail pénible et vain. Car la vérité romanesque, dans le processus, est irrémédiablement perdue. Qui s'imagine une seconde que c'est la justesse de l'idée, son adéquation à une réalité intérieure, que vise Sercy, et non les petits effets de manche stylistiques qui ne sont qu'apparat, décorum.

Passons sur ces listes qui n'intéresseront que quelques-uns de ses amis, ce tableau plutôt comique mais sans le moindre intérêt littéraire, ce titre pédant et faussement mystérieux ; parlons à présent de cette manie de donner la plume pour se faire battre. Sercy n'écrit pas très bien, échoue dans la moindre description, ne parle que d'abstractions, n'a pas d'yeux pour voir, soit. La description des friches périphériques de Saint-Valéry-sur-Somme est à cet égard symptomatique : prenant les premiers mots qui lui viennent à l'esprit (des métaux « rouillés », des péniches « à quai », des usines « désaffectées »… autant d'épithètes homerdiques bien utiles quand on n'a pas de sensibilité), Sercy échoue à nous faire voir la moindre couleur, la moindre odeur, la moindre impression sensible véritable. Il évoque, dans les anneaux d'un style qu'on pourrait certes imaginer plus désagréable, ce que tout le monde voit. Et donc, le signalant, il s'imagine dispensé d'y remédier. Le roi se proclame nu, et se figure qu'il n'aura plus jamais à s'habiller ! Cette complaisance dans la critique de soi est d'ailleurs l'un des traits les plus détestables de la « pensée » sous-jacente de cette « écriture ».

Au fond, et l'on voit là le peu d'instinct de l'auteur, tout est dit dans cette photographie au miroir, dans les « sanitaires » du « Walric » : vous ne verrez de Sercy qu'une image inversée, affichant complaisamment son mauvais goût caractérisé dont sa coupe de cheveux pourrait être le symbole, et où la seule chose qu'on retiendra, au final, et le temps de passer à autre chose, c'est un petit détail pittoresque, un sèche-cheveux pour une tête sèche (et qu'il eût mieux valu garder froide) : inutile et certainement vain.

mardi 26 avril 2016

Le Cimetière chinois de Noyelles-sur-Mer


 

Inventaire en guise de préambule



- Une tente de marque Quechua, « Forclaz T2 light », 2,4 kilogrammes

- Un téléphone rudimentaire (sans accès à internet) de marque Samsung, et son chargeur

- Un walkman numérique de marque Sony contenant quelques chansons (Lluis Llach, Tom Paxton, Boby de Loane, avec Christophe...) et des livres audios (Le Nez de Gogol, Le Journal d'un fou, du même, trois des Vies minuscules de Michon, Bachelard, Voyage avec un âne dans les Cévennes de Stevenson, Montaigne) et son chargeur, et ses écouteurs de marque « browniz »

- Des tongs de marque inconnue, achetées à Décathlon

- Un appareil photographique numérique de marque Nikon, « 20,1 Megapixels, Wide 5X Zoom, Scene Auto Selector, Quick Effects », son étui et son chargeur

- Trois caleçons, dont un porté

- Trois paire de chaussettes, dont une portée

- Des chaussures de marche hautes ***

- Une paire de jeans, portée

- Trois tee-shirts, dont un porté

- Une chemise noire

- Un K-Way de marque The North Face, porté

- Un sac de couchage de marque Triple Zéro, conçu pour une température minimale de 0°C

- Un gros pull noir à capuche

- Deux livres (Traités et Sermons de Maître Eckhart, édition GF, et Les Fleurs du Mal de Baudelaire, édition du Livre de poche)

- Un agenda de poche, marque Quo Vadis, collection prestige

- Un carnet Moleskine

- Un stylo noir

- Du lithium sous forme de comprimés (« Téralithe LP 400 »)

- Un sac rouge criard de marque Forclaz, 37 litres, contenant l'ensemble

- Du tabac « Interval », des feuilles « OCB chanvre bio », des filtres « OCB slim » et un briquet

- Un portefeuille (contenant une carte vitale, une carte « pass pass » « pour tous mes déplacements en Nord-Pas de Calais », une dizaine de reçus de carte bancaire, un ticket de tram strasbourgeois composté, une carte de bibliothèque (Lille), un ticket rechargeable « pass pass », la carte de visite d'une amie, une carte de fidélité au « Café de l'Abbaye » de Lens avec neuf cases tamponnées sur quinze, une carte de fidélité carrefour, une carte de fidélité UGC et une carte « mode d'emploi » pour l'activer, une place de cinéma pour Hunger Games le 23 novembre 2015 à 16h30, un permis de conduire, des étiquettes à coller sur une carte de fidélité Subway, une carte « Club fnac », une carte de mutuelle 2016, un mot de mon meilleur ami me donnant les pleins pouvoirs pour organiser son enterrement au cas où il devrait mourir avant l'heure venue, une C'Art Duo pour les musées de la métropole lilloise, une carte de mutuelle 2015, une carte d'identité, un post it sur lequel est écrit un code impossible à retenir, un reçu de Colissimo recommandé, un ticket de caisse « La Grande Récré », d'autre ticket de caisse, une quittance de loyer pour janvier 2016, un relevé d'identité bancaire, le relevé d'identité bancaire du propriétaire de mon logement, un chèque de quarante-huit euros du 20 février 2016, deux cent euros en liquide, quelques pièces de monnaie)

- De longs cheveux, portés

- Un plan de Saint Valéry sur Somme

- Une petite serviette de bain légère et compacte bleue claire

- Un slip de bain

- Un short de bain

- Une brosse à dents

- Du dentifrice

- Une bouteille de « Savon outdoor multiusage certifié biologique »

- Une ceinture

- Une cape de pluie

- De l'inquiétude, du chagrin et des rancœurs



En gare de Lille



Arrivé sans billet en fin d'après-midi, je dois me rendre à Abbeville. Le temps presse, je ne veux pas rater mon train, et je n'ai pas de carte bleue. Je presse le bouton, un billet sort, numéro G409. Je quitte la salle d'attente, me procure des écouteurs, reviens ; mon tour arrive. La vendeuse, conciliante, me vend un billet de train contre un billet d'argent. L'opération devient délicate lorsqu'il me faut introduire le billet dans une fente d'où il est obstinément rejeté tant qu'il n'est pas impeccablement déplié, défroissé et repassé. Le combat, ultime avatar de la lutte de l'homme contre les machines, dure près d'une minute et s'achève par le triomphe du plus viril, comme dans les films hollywoodiens. Je sors me rouler une cigarette, la fume, en donne une à un clochard, une autre à une jeune fille, et rejoins mon train, tout juste à temps, les portes se ferment, le train démarre.



Arrêt à Douai



Je n'aime pas les trains immobiles. Je n'arrive à rien y faire. Douai… J'y ai habité, jadis. Deux ans de vie passée, deux années de bonheur, variable mais réel, et révolu. Tout ça est loin maintenant, loin en souvenir… C'était sur ce même quai. Oui, juste là, sous le panneau d'affichage. Tout ça est loin maintenant… Nos lèvres, l'une contre l'autre, une dernière fois. Notre au revoir était un adieu déguisé… Mais c'est loin à présent, ça ne peut plus m'atteindre. Je crois qu'elle me disait « je t'aime », une dernière fois… Plus de sept ans à présent, Dieu que c'est loin… Nous avions fait l'amour, la veille, chez elle, après avoir joué au badminton, dans le jardin… Passé et dépassé, en somme, beaucoup de choses ont eu lieu depuis… Tout ça est indifférent désormais. Je me demande combien de fois elle a fait l'amour depuis, avec mon rival… Tiens ? Le train redémarre. Cette fois je ne laisse personne sur le quai ; pourtant il me semble que quelqu'un me fait signe, dont la silhouette rapetisse à mesure que je m'éloigne.



Changement à Amiens



« T'es déjà allé à la gare d'Amiens ? J'y pigeais rien, y avais des étages et tout ! Une gare à E-TA-GES, quoi ! Et puis devant la gare, sur la place, une structure bizarroïde, un truc carré en métal te cachait le ciel ! Et puis cette tour phallique, pile en face… Y avait des rades, fermés, pour la plupart. Et puis pas le temps. Une cannette au monoprix de la gare a fait l'affaire.

Sur les quais, même le conducteur fumait, par la fenêtre de la locomotive. Résultats des courses, j'ai oublié de les faire... »



A Abbeville, c'est-à-dire nulle part



Je sors de la gare, passe le pont qui enjambe les rails, arrive sur la place où arrivera le bus, rien de bien extraordinaire. Au fond, et pour reprendre les mots d'un ami, si j'entamais ce voyage c'était pour prendre conscience de ma banalité. La confusion qui règne sur les lieux quant au bus que je dois prendre, après m'être renseigné auprès d'un conducteur d'une autre compagnie et au guichet de la gare, me semble à l'image de celle de mon esprit. Je connais l'heure, me sens prêt, mais où dois-je aller pour qu'enfin on m'emmène plus loin ?



Je retournerai à Saint-Valéry-sur-Somme

 



Ma tente plantée dans un emplacement du camping, « Le Walric », partagé avec deux sympathiques cyclistes rencontrés à l'accueil, un père et son fils, en tenue moulante et fluorescente, je me mets en marche vers la ville d'un pas ailé, hermétique en somme. Je marche vite, locomotive, mes tuyaux rejettent de la fumée de cigarette – mon carburant depuis cette nuit mystique d'octobre 2011 ; et c'est justement la fête de la vapeur dans les environs. La route a peu d'intérêt, si ce n'est à mi-chemin pour un bâtiment imposant, religieux d'apparence en son centre, là où l'on y entre, et paraissant bêtement administratifs en ses prolongements. J'apprends qu'il s'agit de l'Hôtel-Dieu, le Diable sait ce que c'est, et me l'aurait soufflé si j'avais disposé alors d'un téléphone intelligent…

Lorsque je pénètre enfin dans le centre historique, je suis agréablement surpris par la beauté de ce qui m'entoure, puisque, parti sur un coup de tête, j'ignorais tout de cette ville comme je savais à peine qu'il existait une Baie de la Somme.

Et j'apprends, après mon voyage, qu'Anatole France a consacré plusieurs pages à cette ville, dans Pierre Nozière. En bon mauvais écrivant, cela suffit à décourager mes projets de description. Et puis, à quoi bon ? C'était beau, certes, et j'en avais conscience, mais au fond je ne vois rien, et étais perdu dans mon voyage intérieur. Ce que j'écrivais de tête face à la baie, les yeux perdus dans les couleurs du couchant, ou lorsque, levant les yeux, je contemplais telle ou telle bâtisse, n'était que le sempiternel récit de mes humeurs, de mes idées, de mes angoisses apaisées. Je pense à elle, à ma future, et plus à la passée, celle de Douai, finalement bien oubliée. J'aimerais lui parler, lui raconter mes minuscules aventures, et bien sûr l'avoir près de moi, de mes bras.

Quant au narratif, que dire ? Quelques bières bues, quelques lignes écrites, des cigarettes fumées. Je pourrais, certes, dresser un portrait de ce jeune homme, arborant des lunettes des soleil, portant jeans et baskets. Il marchait d'un pas chaloupé et tenait dans les mains un appareil, téléphone ou autre, diffusant Wesh alors de Jul, l'artiste préféré de mes élèves, à mon grand dam. Il passe une première fois, puis une deuxième, dix minutes plus tard. La troisième fois, je le croise sur la digue, la chanson a changé, mais elle est toujours aussi mauvaise. Je l'aurais bien photographié, mais il paraît que ça peut attirer des ennuis. Pourtant, en imaginant quelqu'un de plus doué à ma place, n'y avait-il pas matière à prendre une photographie par l'écriture ?

Je réécrirai un jour Saint-Valéry-sur-Somme, et donnerai un décor à l'insomnie baladeuse qui m'habitait alors. Pour le moment, restons-en à la fatigue enfin venue, et au retour vers ma tente, dans un froid déjà mordant.





Les sanitaires du Walric


« - C'est le plus gros diamant du monde

- Non, corrigea le gitan, c'est de la glace

[…]

- C'est la grande invention de notre époque. »

Gabriel Garcia Marquez, Cent ans de solitude

 





Trois heures du matin, je me réveille en frissonnant, glacé. Mon pull et mon sac de couchage ne suffisent pas. Je comprends que Verwie avait raison : il faut dans de telles conditions s'isoler du sol au moyen de quelque chose. J'imagine, apprenti physicien, que l'étau dans lequel est pris la partie du sac sur lequel je repose communique le froid de la terre directement à mon squelette. Je lutte quelques instants, tiraillé entre la paresse et le froid, mais le second finit par l'emporter et me contraint à me réfugier dans les sanitaires chauffés du camping… C'est là, entre les toilettes, les douches et les lavabos, que je passe la seconde partie de ma nuit, en appelant des amis encore éveillés.

Je n'avais jamais froid. En toutes saisons, et ce en habitant dans le nord de la France, ma fenêtre est ouverte en permanence pour pouvoir fumer en évitant l'asphyxie. Désormais j'ai attrapé le froid. Il m'est devenu un ennemi à craindre, dont je scruterai les attaques.

Après avoir enfilé tout ce que j'avais de vêtements à disposition, je parviens à me rendormir, mais me réveille à l'aurore, toujours grelottant. Mon royaume pour du café.

 



Liste et résultat des courses



LISTE
RESULTAT
Saucisson
« Grelots » de saucisson, « Ti' Apéro Nature », fabrication artisanale, 100 grammes
Bouteille d'eau
Petite bouteille d'eau, marque Evian, 50 centilitres
Pain allemand compact
Tartines craquantes (sarrasin), sans gluten, marque casino, 150 grammes
Comté
Comté, 250 grammes, marque casino
Raisins secs
« Dates of Tunisia, Fruit center, Good morning, 250 grammes
Couteau
Cannette de bière fraîche, marque 1664, 50 centilitres





Le Voyage



Face à l'impossibilité de passer une seconde nuit sous ma tente, je décide d'écourter ma promenade en rejoignant la gare la plus proche. Renseignement pris à l'office de tourisme, l'itinéraire prend deux heures, et les horaires me permettent de faire une halte de quatre heures à Berck où je peux prendre un verre avec un ami. Voilà qui prend tournure, et me permettra tout de même de faire une courte portion de la marche prévue.

Hélas.

Il faut tout d'abord longer le canal. J'aime ces bribes d'industrie à l'abandon qui jouxtent l'eau paresseuse des canaux, ces usines désaffectés, ces métaux rouillés, ces péniches à quai. Le canal qui m'est familier présente les mêmes caractéristiques, à ceci près que, moins chanceux, il a commencé à accueillir des immeubles résidentiels new look qui en ruinent tout le pittoresque misérable. Enfin, cette partie me convient.

Mais voilà que j'arrive au début de ce que je croyais devoir être un sentier. C'est en réalité une piste cyclable. A main gauche une butte élevée pour des rails me masque la baie, a main droite une route départementale où des voitures me pollue les oreilles. Une oasis d'horreur dans un désert d'ennui…

Mais tout n'est pas perdu, j'ai le temps de penser. Et je pense au vieux Freud selon qui, paraît-il, la santé mentale consiste essentiellement à être en mesure d'aimer et de travailler. Le premier verbe m'effraie moins que le second.



Terminus : Noyelles-sur-Mer



Mon périple miniature prend fin. La place de la gare est animée par un marché. Un café est ouvert, j'y prends une bière. Mes livres n'ont pas été ouverts.

De la terrasse où je suis attablé avec mes compagnes de toujours, l'alcool et la cigarette, on peut apercevoir le panneau qui signale, plus loin, le cimetière chinois de Noyelles-sur-Mer.

 

jeudi 14 avril 2016

« Le vrai goût du passage du temps »

Pour tromper l'ennemi vigilant et funeste,
Le temps ! Il est, hélas ! des coureurs sans répit
Baudelaire, Le Voyage  

Il arrive que le temps me passe lentement, péniblement. Il me pèse alors, de tout le poids du sable du sablier ou de l'eau de la clepsydre. Il me faut alors trouver des expédients à l'ennui qui me menace : une chanson, un film... 
Mais il arrive aussi que le temps me passe tout seul. Ma vie intérieure (et qu'elle soit riche ou pauvre n'a aucune importance, car c'est à l'aune de ma médiocrité possible que je l'estime) suffit alors à ma félicité. Je vois le soleil dessiner sa course, au son des aiguilles de l'horloge ; l'odeur des saisons m'enivre et le temps qui passe devient palpable. Dans de telles conditions, il me suffit de me mettre en marche ou d'être assis sans inconfort pour être pleinement heureux.
Les livres, lus ou écoutés, l'alcool et la cigarette, la compagnie amicale ou sexuelle, se prêtent admirablement bien à ces situations.
Il semble alors que n'importe plus que ce plaisir particulier, quelque forme qu'il prenne. Le processus et non le résultat., cette chasse immobile et non la prise illusoire. Il semble qu'on pourrait alors laisser la mort venir, sans regrets.